Ils font l'actualité : Maxicoffee

La success story de MaxiCoffee


Publiée le 04/05/2018

 

MaxiCoffee est né en 2007 sous l’impulsion de Jean-Charles Krompholtz. Co fondateur de Boursorama, l’entrepreneur a quitté Paris pour un nouveau confort de vie familiale sur le bassin d’Arcachon. L’idée de vendre du café en grains par internet lui est venue une tasse à la main, dans le coffee shop de Fabien et Pamela Folio à Gujan-Mestras. Le couple a décidé de le suivre dans l’aventure, vite rejoint par le torréfacteur local, Lionel Galut. L’enseigne est née, dans la confidentialité, sur la zone industrielle de La Teste-de-Buch. Aujourd’hui, un bâtiment flambant neuf de 10 000 m2 est en passe de sortir de terre à Lacanau-de-Mios, le long de l’A63.

 

37 millions de chiffre d’affaires

 

En l’espace de dix ans, MaxiCoffee a su tirer son épingle du jeu. En 2018, son chiffre d’affaires atteignait les 37 millions d’euros. Employant une centaine de collaborateurs, l’enseigne s’est érigée en expert du café, devenant le premier site spécialisé dans le domaine. Pour ce faire, Jean-Charles Krompholtz a tout misé sur la qualité, l’authenticité et la traçabilité, s’employant à maîtriser l’ensemble de la chaîne de production.

 

De la sélection des meilleurs grains via du sourcing par ses torréfacteurs aux quatre coins du monde, au développement d’une marque dédiée (les cafés Lugat) en passant par les bonnes machines (7000 références de produits sur son site), MaxiCoffee a surtout mis en place un marketing dédié sur internet. Sa chaîne Youtube réunit près de 13 000 abonnés.

 

Une école pour les experts du café

 

« Nous sommes des experts, des spécialistes qui ne se contentent pas d’expédier du café » résume-t-il. « Nous nous engageons à torréfier une récolte dans l’année. L’envoi au client se fait dans un maximum de dix jours. Avec notre marque Lugat, nous ambitionnons de devenir le premier acteur du café de spécialité en France ». Le café de spécialité étant le café grand cru, celui dont les notes dépassent les 80 sur 100 et qui ne pèse « que » 1% de la production mondiale.

 

« La France a du retard sur ce sujet. Le pays est mûr en ce qui concerne le vin mais on peut se retrouver dans un restaurant étoilé, déguster des plats et boire des vins millésimés pour terminer sur un expresso » poursuit le président de MaxiCoffee. C’est dans cet esprit que l’enseigne a ouvert une école du café, qui l’an passé a formé une centaine d’élèves aux métiers de barista (il est au café ce que le sommelier est au vin), brewing (là, il s’agit d’extraction du café) et latte art (l’art de dessiner dans les tasses).

 

L’école compte dans ses rangs des champions : Marco de Sousa Rosa (champion de France barista 2017), Mikaël Humbert (champion de France Latte Art en 2018) et Massimo Cantoro (champion de France barista 2018 et actuel dirigeant de l’école).  « Plus on accompagne les gens plus on augmente le niveau d’attente des consommateurs » estime Jean-Charles Krompholtz qui, dans cet esprit ouvre actuellement l’école aux particuliers et aux groupes.


Des perspectives d’avenir

Depuis un an, MaxiCoffee a également ouvert un CoffeeShop en vitrine de son site de production et d’expédition, à La Teste. « C’est l’incarnation physique de notre savoir-faire » précise le responsable. Si le Coffee Shop est appelé à rester sur le site historique, l’école, elle, suivra le déménagement des entrepôts à Lacanau-de-Mios. « Nous avons réalisé un sondage en interne auprès de nos collaborateurs pour savoir où nous déménagerions » explique Jean-Charles Krompholtz. Rester à La Teste, se déplacer à Gujan-Mestras ou au Teich, rejoindre Mios mais aussi Cestas, de nombreux scenarii ont été à l’étude avant que le choix ne s’arrête à mi-chemin entre le Bassin et Bordeaux, à Lacanau-de-Mios. « Nous étions devenus trop à l’étroit » rappelle-t-il.

A La Teste, les 6000 m2 de MaxiCoffee ne permettaient plus de gérer l’affluence des commandes (450 000 par an) et le développement de l’école. 10 millions d’euros ont donc été investis dans le futur bâtiment. Le déménagement débutera en avril avec la logistique et la torréfaction. « L’équipe quant à elle se dimensionne au fur et à mesure que le marché se développe » précise Jean-Charles Krompholtz.

En mars 2018, Daltys, le leader du marché de la distribution automatique (1 600 salariés, un chiffre d’affaires de 257 millions d’euros) a racheté MaxiCoffee qui de son côté cherchait à aborder le marché professionnel. Dans le même temps, l’enseigne a lancé son site en anglais. Visant tout d’abord le Royaume-Uni, elle s’attaquera ensuite à l’Allemagne et l’Espagne. Actuellement, le chiffre d’affaires à l’étranger est de 5%. Bref, la success story de MaxiCoffee est toujours en cours d’écriture.

 

Jean-Charles Krompholtz témoigne aussi de sa collaboration dans le temps avec BA2E "facilitateur sur plusieurs projets" notamment dans le cadre de la nouvelle implantation à Mios.